jeudi 3 février 2011

Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures !

La CFE CGC maintient sa demande de 4,8% d'augmentation salariale afin d'effacer les inégalités et soutenir les efforts et l’implication de nos forces vives.

Comme l’année dernière, la Direction met en avant la prudence nécessaire devant la situation de crise, la pression sur les coûts nécessaire pour remplir notre carnet de commande, avec des offres très tendues et difficiles à réaliser. Conséquemment nous devons nous améliorer et cela nécessite des efforts pour gagner en compétitivité et en qualité.
Or qu’avons nous constaté l’année dernière ?
Si les salariés ont du se serrer la ceinture, les dividendes reversés aux actionnaires n’ont pas été diminués en 2010 :
- En 2009, sur un Résultat Net de 1109 M€, 29% soit 329 M€ ont été distribués en dividendes.
- En 2010, avec un Résultat Net de 1217 M€ en hausse de 10%, c’est encore 30% de ce résultat soit 364 M€ qui sont reversés aux actionnaires soit une hausse de 11 à 12 % sur les dividendes par action.
Cela souligne bien qu’il y a deux poids, deux mesures.

Alors que la prudence aurait dicté de restreindre également les dividendes aux actionnaires, ceux-ci ont été augmentés, contre toute attente.
Tous les indicateurs, analyses financières et diverses interventions de P. Kron à Davos confirment la prévision de la bonne tenue de notre Marge Opérationnelle de l’ordre de 7 à 8%.
C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui 4,8% d’augmentation sur les salaires se décomposant en :
- 2% déjà proposés par la Direction lors de la première réunion et nécessaires pour couvrir l’évolution du coût de la vie,
- 2,8% complémentaires correspondant à une petite partie de cette Marge Opérationnelle (de l’ordre de 0,4%) réinvestis pour soutenir les salariés de notre entreprise, revoir les bas salaires, mieux promouvoir les évolutions des ATAM, réajuster les inégalités dans la répartition des augmentations reversées notamment pour les V3, et les cadres niveau II et IIIA.

Afin de relever les challenges de demain, mieux reconnaître les efforts et l’implication de tous ses salariés qui permettent à Alstom de maintenir le cap, la CFE-CGC demande :
- 1,8% d'AG pour les ATAM.
- 3% d'AI pour les ATAM, notamment afin de mieux reconnaître les talents qui stagnent, en dépit de leur forte implication.
- 4,8% pour les Cadres en AI.
Ces AI pour les Cadres devront satisfaire aux conditions suivantes :
- 95% de cadres devront être touchés,
- Pas d'AI < ou = à 1%
- 70% de l'enveloppe AI des cadres distribués aux niveaux II et IIIA, dont l’analyse des évolutions de salaires sur 6 ans souligne la forte perte de pouvoir d’achat de ces tranches de population.
- Rattrapage des inégalités pour les tranches de 50 à 65 ans.

vendredi 28 janvier 2011

Compte-Rendu NAO ATSA N°1

Propositions de la Direction
Pour les Ouvriers et ATAM jusqu’à V.2
Augmentation Générale 1,3 %
Talon de 30€ (concerne 74% des ATAM jusqu’à V.2)
Augmentation Individuelle 0,7 %

Pour les CADRES et les ATAM V.3
Augmentation Individuelle 2,0 %

Revendications de la CFE-CGC
Pour mémoire, compte tenu d’une inflation 2010 évaluée à +1,8% par l’INSEE, la CFE-CGC revendique une revalorisation salariale pour l’ensemble du personnel :
Augmentation générale : +1,8 %
Augmentation individuelle : +3,0 %
Par ailleurs, la CFE-CGC a solennellement demandée à ce que le dispositif de la carte AMEX d’ATSA soit aligné sur celui de l’établissement POWER de Levallois, à savoir :
Un prélèvement à 60 jours (actuellement 30 jours)
Les billets d’avion qui ne soient plus imputés sur les cartes AMEX individuelles


Commentaires :
La Direction déclare vouloir mener une politique salariale selon les 3 axes suivants :
- le maintient du pouvoir d'achat des salariés,
- la reconnaissance des talents
- et enfin favoriser les bas salaires.
Mais il y a un bel écart entre son discours et ses propositions :
Maintenir le pouvoir d'achat certes, mais :
1) ne pas distribuer d'AG aux Cadres supprime d'emblée le maintien du pouvoir d'achat de cette catégorie.
2) et en distribuant 1,3% en AG pour les Ouvriers et Atam, la direction est en dessous de l'indice INSEE qui est à 1,8%, donc pas de garantie du maintient du pouvoir d'achat.
Reconnaissance des talents (augmentation individuelle) :
1) mais pour les Ouvriers et Atam, ce n'est pas avec 0,7% que la hiérarchie va pouvoir distribuer raisonnablement ce qu'il nous semble nécessaire pour reconnaître le travail des salariés. C'est à peine plus que le tiers de l'indice INSEE. C'est à dire que l'augmentation générale est bien plus importante que la récompense offerte aux "talents" ! Quel talent ..... !
2) pour les Cadres, 2% d'AI compensera à peine l'augmentation du coût de la vie. C'est donc nettement insuffisant.
Favoriser les bas salaires :
la direction ne nous a pas bien entendu. Les Cadres sont une majorité de la population dans ATSA puisque cette catégorie représente 45% de l'ensemble du personnel. Les niveaux II et III,A représentent 71% du personnel Cadre, presque les 3/4 de cette catégorie. En même temps, c'est elle qui est la moins bien récompensée. Ce n'est pas juste.

Conclusion :
Nous sommes bien loin de conclure un accord pour le moment. Le minimum que puisse faire la direction est déjà de ramener l'AG des Ouvriers et Atam à au moins 1,8%. Les AI à ce moment là serviront effectivement à récompenser les "talents". Les talents ne se comparent pas et ne se mesurent pas selon l'indice de l'INSEE.
Mais pour récompenser les talents il faut que la direction mette la main à la poche ! ce n'est pas avec 2% qu'elle pourra servir tous les talents sérieusement, loin de là.
Nous avons dit aussi que les résultats obtenus quant à la productivité sont le résultat du travail des salariés. Quand en 2003 Alstom était au bord de la faillite, les salariés ont compris que le gèle des salaires était un passage obligé. Mais quand l'entreprise va bien, les salariés ne comprennent pas qu'on puisse les comparer à un indice INSEE. Que diraient les actionnaires s'il en était autant pour ce qui est de leur rémunération ?
Nous craignons que le chemin qui reste à parcourir soit mission impossible sur une réunion programmée le 3 février prochain.
La crise est passée par là et les salariés ne sont pas dupe. La politique salariale doit redonner confiance, garantir pour tous et dans les faits le maintient du pouvoir d'achat, assurer une attractivité pour nos métiers de l'industrie.

lundi 17 janvier 2011

Informations NAO 2011 à suivre... !

EN 2010 NOTRE POUVOIR D’ACHAT A REGRESSE,
POUR LES NAO DE 2011 NOUS DISONS STOP !
« L’enjeu était d’importance au niveau de la branche de la Métallurgie de trouver un accord sur les salaires mini afin de maintenir un dialogue social de qualité, de nombreux chantiers étant en parallèle et en cours de négociation.
Les discussions entamées le 13 décembre dernier au niveau national ont vu un aboutissement favorable le 22 décembre 2010 par la conclusion d’un accord sur les salaires minima des Ingénieurs et Cadres.
L’UIMM a donc pris ses responsabilités pour se rapprocher des propositions de la CFE-CGC qui réclamait une revalorisation autour de 2,5% des salaires mini.
L’accord prévoit une hausse des salaires de 2,3 %, le maintien de la linéarité de la grille et une attention toute particulière en fonction de la croissance pouvant permettre de positiver celle-ci. »

C’est sur cette base minimum que la CFE-CGC d’Alstom orientera ses revendications salariales pour les ATAM et Cadres.

Pour Alstom Transport S.A., la première réunion des Négociations Annuelles Obligatoires aura lieu le 27 janvier 2011.

Et comme c’est de saison, notre premier vœu pour ce début d’année 2011 est que la DIRECTION D’ATSA prennent ses responsabilités comme l’a fait l’UIMM !

De Source INSEE :

L’indice INSEE sur un an croît de 1,8 %. Hors tabac, l’indice est de +1,7 % sur un an. Corrigé des variations saisonnières (CVS), l’IPC est de +1,8 % sur un an. Mais il s’agit là d’un minimum au regard des augmentations courantes ci-dessous.

Quelques éléments précis sur les augmentations de produits de consommation courante en 2010 :

· les combustibles liquides : +26,5 % sur un an,
· les carburants : +15,0 % sur un an.
· prix des produits frais : +9,4 % sur un an
· prix des légumes frais : +15,9 % sur un an
· prix des poissons et crustacés frais : +7,3 % sur un an
· les prix des services d’enlèvement des ordures ménagères sont revalorisés de +5,9 %.
· Augmentation des impôts des régions : + 36% de 2004 à 2010
· Variation de l’indice de référence des loyers : +1,45%. Les prévisions sont de plus de 6% pour 2011.
· Le coût des assurances va augmenter jusqu’à 5% en 2011.
· L’électricité : 6% en 2010 et va augmenter de plus de 3% en 2011.
· Et le gaz, le téléphone (plus de 5% au 1er janvier), etc… .

Information de janvier et un exemple à suivre :
Accord salarial chez Total :
La CFE-CGC est signataire d’un accord salarial pour le groupe pétrolier Total pour 2011 d’une enveloppe globale d’au moins 3,3 % (2,9 % pour la filière pétrochimique).

…. Et Alstom Transport SA ?

Les salariés d‘ATSA attendent au moins 1% au dessus de l’indice INSEE dès l’entrée en négociation. Nous ne pourrions admettre qu’ATSA s’autorise à nous mettre d’emblée en dessous de l’évolution des prix.
La CFE-CGC ne négocie pas pour obtenir le minimum du minimum, mais pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés après de trop nombreuses années de « vaches maigres » et pour favoriser la consommation des ménages.

Il n’est plus supportable de voir se creuser les écarts entre les plus hauts salaires et Nous !!!